N’importe qui peut souffrir d’hypersensibilité, même à un âge précoce31,32. Chez les enfants, les problèmes respiratoires, d’apprentissage et de comportement peuvent être associés à des toxines provenant de la mère, ainsi qu’à une multitude de facteurs, y compris l’exposition à des pesticides, la qualité de l’air intérieur et les aliments13,33-39. Des études ont révélé que la prévalence de l’hypersensibilité environnementale s’accroît avec l’âge. Au Canada, par exemple, la prévalence des symptômes physiques médicalement inexpliqués (fatigue chronique, fibromyalgie et polysensibilité chimique) est de 1,6 % chez les personnes de 12 à 24 ans, et de 6,9 % chez les personnes de 45 à 64 ans9. Dans une enquête de Statistique Canada auprès du personnel infirmier canadien, 1,4 % du personnel infirmier de moins de 35 ans signale une hypersensibilité aux produits chimiques, une proportion qui passe à 3,7 % chez les personnes de 35 à 44 ans, et à 4,3 % et à 4,8 %, respectivement, dans les groupes d’âge supérieurs11. De la même manière, dans des études menées en Arizona, 15 % des étudiants et 37 % des participants plus âgés ont dit souffrir d’une sensibilité accrue aux produits chimiques30,40. L’augmentation de la prévalence de l’hypersensibilité avec l’âge est une question digne d’intérêt si l’on songe au vieillissement de la population active et aux soins offerts aux personnes âgées.
Contrairement aux parfums et aux moisissures, les champs électromagnétiques passent habituellement inaperçus. Aussi l’hypersensibilité aux phénomènes électromagnétiques, en dépit de sa plausibilité, est-elle peu reconnue41. On estime que 1 à 3 % de la population de divers pays souffrirait de sensibilité aux phénomènes électromagnétiques42.
 
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