Une série d'études a déjà été publiée, faisant état de réponses objectivement mesurables à de faibles niveaux d'exposition à des agents chimiques parmi des cas de MCS, ces réponses étant très distinctes comparé aux réponses obtenues sur des sujets normaux. Au moins 3 de ces réponses devraient être des tests biomarqueurs spécifiques et pratiques qui pourraient être utilisés dans des études cliniques. Chacune de ces études sont liées au mécanisme du cycle NO/ONOO que l'on pense actif dans MCS et elles fournissent toutes des évidences allant dans ce sens. Nous avons un réel besoin de tests biomarqueurs spécifiques du MCS et cette approche pour développer de tels tests doit être étudiée et pourrait, à mon sens, certainement ainsi fournir des tests biomarqueurs spécifiques reconnus dans un futur proche.
Tous les éléments du cycle NO/ONOO, à l'exception d'un seul, que l'on pense jouer un rôle dans MCS, ont été étudiés chez l'animal et chacun de ces éléments étudiés sont impliqués dans les modèles animaux. Il en résulte que l'on peut considérer le mécanisme du cycle NO/ONOO comme un élément solide/fiable si l'on se base ne serait ce que sur les seules études animales.
L'article finira par une liste de 5 points d'études futures qui, à mon sens, necessitent grandement des recherches plus approfondies. Nous avons bel et bien observé des points d'évidence montrant qu'un protocole basé sur la regulation à la baisse du mécanisme du cycle NO/ONOO apporte une aide dans le traitement de la plupart des cas de MCS ou même de Fatigue Chronique ou de Fibromyalgie. Cependant, à ce stade, le traitement n'arrive pas à produire un nombre substanciel de guérisons et semble être assez variable quant au niveau d'amélioration qu'il apporte. Neanmoins, cette approche produit bel et bien des améliorations substancielles chez beaucoup de patients qui sont malades depuis 1, 2 décennies, voire plus. J'ai l'espoir que nous serons capables d'ajouter une seconde phase à ce traitement qui devrait ainsi produire des guerisons. Mais à ce stade, il s'agit d'un espoir.
Auteur : Martin L Pall, Professeur émérite de biochimie et science médicale basique

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